Carrières-sur-Seine, Ville zéro phyto

Dès janvier 2010, la Ville a engagé une démarche vers le « zéro phytosanitaire » et a fait le choix précurseur d’interdire l’usage des pesticides, bien avant l’application de la loi de transition énergétique (22 juillet 2015), qui interdit aux communes d’utiliser ces produits pour entretenir leurs espaces verts depuis le 1er janvier 2017.

Lexique

Produits phytosanitaires ou Pesticides : produits qui ont pour fonction de détruire les organismes pouvant nuire aux plantes.

Trois principales catégories de pesticides sont utilisées par les jardiniers amateurs :
- les herbicides : contre les mauvaises herbes
- les fongicides : contre les champignons
- les insecticides : contre les insectes

Source : www.developpement-durable.gouv.fr

Que sont les pesticides ?


Les « produits phytosanitaires » désignent toute préparation, contenant une ou plusieurs substances actives chimiques, destinée à protéger les végétaux contre des organismes nuisibles aux cultures (ravageurs, maladies…) ou à détruire les végétaux indésirables. Le terme plus générique de « pesticide » est parfois utilisé pour les désigner.

Lors de l’épandage de ces produits, seule une faible partie est absorbée par les plantes, le reste est stocké dans le sol et s’infiltre dans les eaux souterraines. Arnaud de Bourrousse et son équipe municipale, conscients des dangers que les trois principales catégories de pesticides (les herbicides, fongicides et insecticides) font peser sur la santé humaine, la pollinisation et les nappes phréatiques, ont engagé depuis janvier 2010 une démarche « zéro-phyto ». Traiter régulièrement son jardin avec des pesticides, c’est mettre en contact les enfants ou les animaux domestiques avec des produits potentiellement dangereux pour leur santé. Depuis près de 7 ans, les agents des espaces verts de la ville n’utilisent plus de pesticides pour entretenir les espaces publics ou « traquer » les herbes folles. L’usage de ces produits phytosanitaires élimine des insectes utiles à la pollinisation des fleurs, plantes, dégrade la qualité des sols et fragilise les plantes elles-mêmes. « Convaincus de longue date de l'importance de ces enjeux de santé publique et désireux de préserver notre cadre de vie, nous avons fait ce choix précurseur du zéro-phyto, dès 2010, bien avant la Loi de transition énergétique, votée le 22 juillet 2015, explique Arnaud de Bourrousse ».


Le choix des alternatives naturelles

Depuis 2010, le désherbage des 40 kilomètres de voirie (soit 80 kilomètres en cumulant les deux trottoirs) est réalisé manuellement, à la binette.

Pour l’entretien des espaces verts, des paillis, constitués de copeaux de bois issus de l’élagage des arbres, couvrent le pied des massifs et d’arbres. Ceux-ci limitent la pousse des mauvaises herbes, réduisent l’évapotranspiration et, en se décomposant, nourrissent la plante.

Des plantes vivaces couvre-sol ont été plantées aux pieds de certains arbres : cette solution 100 % naturelle crée un tapis en surface qui ralentit aussi la pousse des mauvaises herbes. Autre avantage, l’usage des paillis et de plantes vivaces réduit la fréquence d’arrosage.

Enfin, pour protéger les végétaux contre des organismes nuisibles aux cultures, les pesticides ont été remplacés par des procédés parfaitement naturels, comme les pièges à phéromones (substances chimiques comparables aux hormones, émises par la plupart des animaux et certains végétaux) pour capturer les papillons mâles de mineuses de marronniers afin d’en limiter la prolifération (les larves de ce papillon provoquent en effet des dégâts importants sur les feuilles qu’elles pénètrent pour se nourrir). Ces pièges non toxiques ont été posés en 2013 pour protéger les marronniers de la rue des Fermettes avec succès.

Acceptons la nature en ville

En contrepartie, proscrire l’utilisation de produits chimiques signifie également modifier sa perception de la nature en ville. Le système de désherbage manuel ne peut égaler l’efficacité chimique. La végétation spontanée réapparaît donc plus facilement. Pour Armand Bossis, conseiller municipal délégué à l’environnement « le végétal ne doit plus être une contrainte mais un atout. La réapparition des herbes en ville est utile à la biodiversité et permet le retour d’une faune indispensable à l’équilibre naturel de notre environnement. Avec ses bords de Seine, son parc et son patrimoine arboré, la nature fait partie de notre ville.

J’invite d'ailleurs les Carrillons qui le souhaitent à contribuer à cette politique "zéro-phyto", en ôtant devant chez eux à la binette les herbes trop hautes ou jugées envahissantes ! »