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Carrières-Saint-Denis au coeur de la guerre

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Carrières au travers des âges
Le XIXe siècle
Un village en pleine évolution

La Guerre Franco - Allemande
    Le contexte de la guerre (1870-1871)
    Carrières-Saint-Denis au coeur de la guerre
    Le coût de la défaite pour Carrières
    Le retour à la vie normale
Carrières au coeur de la guerre

Dès le 20 septembre 1870, les soldats prussiens « Uhlans ou Lanciers » entrent dans Carrières et Houilles.

Les habitants doivent dès lors subir leurs exigences et réquisitions, voire leurs pillages.

Lors de cette guerre, Carrières eu son héros, l'abbé guillaume Borreau, dont la place située devant l'église porte son nom « place abbé borreau ».

L'abbé Borreau est curé de Carrières-Saint-Denis lorsque les armées prussiennes, après le désastre de Sédan, avancent sur Paris.

Et pour suppléer à l'absence du curé de Chatou, les catoviens font appel à notre curé.

Celui-ci brave dès lors tous les dangers du parcours - la route reliant Carrières à Chatou étant sous le feu continu des canons du Mont-Valérien - pour se rendre quatre fois par semaine à Chatou.

 

Un jour, alors qu'il se rend comme à l'accoutumé à Chatou, l'abbé Borreau découvre, gémissant, le long de la route un soldat badois grièvement blessé. Il le transporte à Chatou pour que lui soit sonné les soins nécessaires.

Le 9 octobre, la cloche de 'église de Chatou se met à sonner, les Prussiens surpris croient à un signal donné aux assiégés. Ils se réfugient dans l'église ou ils y découvrent des fusils et des cartouches. Le colonel prussien fait arrêter, séance tenante, le maire et son secrétaire et décide de les conserver comme otages. Ils seront condamnés à être passés aux armes.

Notre abbé apprenant l'affaire, il se présente au colonel et déclare « Prenez ma vie, mais ayez pitié de deux pères de famille. S'il vous faut une victime, prenez-moi, mais ne faites pas des orphelins ». Le Colonel, apprenant par le docteur qui avait soigné le soldat badois l'acte d'humanité accompli envers un ennemi, accepta d'accorder la grâce aux otages, qui furent libérés immédiatement.

Notre commune peut être fière d'avoir eu un tel personnage parmi ses citoyens. Mais cet épisode ne fut qu'une parenthèse car dès l'occupation de notre commune par les troupes ennemies, les habitants doivent subir leurs exigences et réquisitions, voire leurs pillages. Un état daté du 17 juillet 1871 donne la ?liste des habitants ayant éprouvé des pertes de toute nature par le fait de l'invasion allemande en 1870-1871. Il ressort de ce document qu'entre 180 et 189 habitants de la commune se sont portés victimes d'actes de dégradation des troupes allemandes, et que le libellé des pertes et dégâts touche tous les éléments de la vie quotidienne : fourrage, vin, meubles, linge, ustensiles, literie, dégradations d'appartements, de meubles, récoltes...

A ces premières dégradations de la vie quotidienne s'ajoutent celles occasionnées par les vols, les incendies et faits de guerre, dont les montants peuvent aller de quelques francs à quelques milliers de francs. De plus les habitants ont du payé pour la nourriture et le logement des troupes.

Pour la période du 12 mars au 1er juin 1871, la famille Ballagny, dans son ensemble, a logé un total de 43 hommes répartis sur un nombre de journées variant entre 10 et 80, la famille Daubin 23 hommes sur 30 à 85 jours, sans compter les chevaux.

A ces premières factures, lourdes pour les habitants, s'ajoutera la ponction du gouvernement pour la libération du territoire.

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