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Les invasions normandes

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Les invasions normandes

La terre de Carrières, comme nombre des bourgades voisines subit les invasions de ces pillards scandinaves, appelés « Northmen » ou « Normands », venant du Danemark ou de Scandinavie (Suède, Norvège).

Plus connus sous le nom de « Vikings » ou « Varègues », ces « guerriers » se déplacent sur des embarcations longues de 25 mètres, large de 5 mètres au plus, profondes de 2 mètres et qui portent à la proue soit une tête de dragon ouvrant une horrible et menaçante 'gueule', soit une immense et forte pointe. Elles avancent tant à la voile qu'à la rame et leurs fond plat et faible tirant d'eau permet une remontée facile des rivières.

La simple évocation de leur nom, « Drakkars » évoque une terreur sans nom. Leurs invasions vont pendant près d'un siècle dévaster notre pays. Ils remontent les principaux fleuves : Escaut, Seine, Loire, Charente, Garonne et pénètrent ainsi au coeur du Royaume, jusqu'en Champagne, Bourgogne, Touraine, Auvergne, Poitou, Gascogne et Languedoc. Ces invasions déferlent par vagues successives au delà de Rouen et jusqu'à Paris, en 845, 850, 851, 852 et 861. Dès lors, à chaque assaut vers l'abbaye royale de Saint-Denis, synonyme de butin et vers Paris, dont la réputation de riche cité est bien connue, notre région connaît ces pillages et massacres humains.

L'expédition qui, sur nos rives, fut la plus marquante est datée de l'an 856.

Les Drakkars ont été aperçus à la hauteur de Bougival ou l'armée de Charles Le Chauve les attends pour se battre. Les Northmens refusent le combat et se retirent sur l'île de Croissy. Mais l'alerte a été donnée et l'affrontement terrible : la résistance des villageois, grâce à l'aide apportée par ceux de Carrières-Saint-Denis, de Chatou et Montesson, est farouche. Mais le désastre attendu est inévitable, les prisonniers sont pendus aux arbres, les femmes, enfants et vieillards tués et accrochés sur les portes et façades des maisons.

A Carrières-Saint-Denis et à Chatou « il ne restera plus que quelques âmes sur lesquelles se fera le silence pendant plus de deux siècles » ( Extrait de Jacques Catinat « C'est arrivé à Croissy », 1983).

Les vikings ont à cette époque choisi pour repère principal une des îles situées entre Carrières et Bougival. Notre bourgade semble être également une de leurs retraites stratégiques puisqu'ils ont, sur le plateau surplombant la plaine de Chatou et Croissy, installé un repaire dénommé « Ile d'Oscelle ». Or, en 1206 on retrouve pour Carrières l'appellation de « Perossel » ou « Carrières d'Ossel » ( J.E Zernecke : « Montesson dans l'Orbe du Soleil », 1967). Les nombreuses carrières qu'offraient notre bourgade ont donc pu servir de points de repli aux Vikings.

Ce n'est qu'en 912, lorsque Charles le Simple signe avec leur chef Rollon, le traité de Saint-clair-sur-Epte, que cette situation pris fin. Le roi leur cède la Province de Neustrie, qui devint alors le duché de Normandie.

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