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Carrières-Saint-Denis au XIXe siècle

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Carrières au travers des âges
Le XIXe siècle
Un village en pleine évolution

La Guerre Franco - Allemande
    Le contexte de la guerre (1870-1871)
    Carrières-Saint-Denis au coeur de la guerre
    Le coût de la défaite pour Carrières
    Le retour à la vie normale
Un village en pleine évolution

Les différents régimes

Au Consulat (Novembre 1799 - mai 1804) succède le Premier Empire (1804-1814) puis la Seconde république (25 février 1848 - 2 décembre 1852) et le Second Empire.

Par le coup d'état du 2 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte met fin à la Seconde République.

Le 7 novembre 1852, un Sénatus Consul le proclame Empereur ; un plébiscite ratifie cette loi et le 2 décembre 1852 le Second Empire est proclamé.

Carrières se nomme désormais Carrières-sur-Seine et ce jusqu'en 1808 puis reprend son appellation première de Carrières-Saint-Denis.

Carrières : un village en pleine évolution
Augmentation de la population et diversification des activités

En 1817, la population de Carrières est de 962 habitants, dont 57 seulement n'appartiennent pas au monde agricole. L'agriculture est la profession majoritairement exercée, y compris par les femmes à l'exception pour ces dernières de 6 domestiques et de 2 couturières recensées. L'exploitation des carrières est pendant longtemps l'autre activité majeure dans notre commune.
Des carrières, est extrait un calcaire, le liais, utilisé pour les constructions. Reconnues pour la qualité de leur pierre à bâtir, nos carrières ont été intensément exploitées, bien avant la construction de notre commune, pour l'édification d'édifices religieux et notamment pour l'Abbaye de Saint-Denis ( Ve - VII siècles).

Délaissée du XIIIe siècle au XVIIIe siècle au profit de la viticulture, l'exploitation des carrières réapparut au XIXe siècle pour la construction de maisons bourgeoises à Paris, la reconstruction de la façade des églises de Sartrouville et d'Argenteuil et pour la réalisation des ouvrages du chemin de fer de la ligne Paris-Rouen. Le nombre de carriers se développe à nouveau pour passer d'un unique exploitant en 1817 à 10 en 1830. En 1851, 38 personnes travaillent dans l'industrie extractive, dont 8 sont maître d'oeuvre et 30 des ouvriers apprentis. Mais l'exploitation des carrières pour l'extraction de la pierre sera à nouveau abandonnée au début du XXe siècle au profit de la myciculture, la culture du champignon.

A la fin du XIXe siècle la viticulture s'efface au profit de l'agriculture et du maraîchage. Des maraîchers encore bien présents dans notre commune de nos jours et qui produisent des fruits et légumes d'une bonne qualité qu'ils vendent sur les marchés locaux et de Paris. Le phylloxera (pucerons) en 1865 et le mildiou (champignon nocif) en 1876 portent un coup décisif à l'exploitation de la viticulture.

Dès 1820, la culture légumière de plein champ, de l'asperge et des céréales remplace peu à peu celle de la vigne qui disparut totalement à partir de 1916. En 1852, selon les archives municipales, on cultive à Carrières 76 hectares de blé (froment), 56 hectares de pommes de terre et 5 hectares de luzerne. Le recensement des bêtes fait état de 169 chevaux, 92 ânes et 233 vaches laitières (contre 15 au maximum en 1820).

En 1860, la culture des céréales s'est fortement développée : de 76 hectares en 1852 de champs cultivés en blé-froment on passe à 100 hectares, auxquels s'ajoutent 40 hectares pour le seigle, 50 hectares pour l'orge et 60 pour l'avoine. Ces deux dernières céréales étant principalement utilisées pour la nourriture des 'bêtes'. Les cultures se diversifient de plus en plus. En 1872 on trouve des récoltes de betteraves, houblon, colza et graines oléagineuses, chanvre, lin, garance, tabac, foin, trèfle, luzerne, fruits, légumes frais... Et avec le développement de l'agriculture, le matériel se diversifie et s'accroît en conséquence : de 50 charrues en 1852 on passe à 100 en 1882 et à 130 en 1892. La modernisation fait aussi son apparition puisque 4 machines à battre les céréales sont recensées en 1882 et 6 en 1892. Cette époque se caractérise aussi par la diversification des activités qui accompagne l'augmentation de la population.

En 1831, carrières compte 1080 habitants dont 259 garçons ( 9 militaires aux armées), 297 filles, 214 hommes mariés, 214 femmes mariées, 20 veufs et 39 veuves. En 1851, la commune compte 1112 habitants, 1157 en 1856, 1219 en 1861, 1281 en 1866 et en 1891 1371 individus répartis en 398 ménages recensés. Dès lors, la diversification des métiers se manifeste plus clairement et fait apparaître des catégories quasi-inexistantes au recensement précédent : 16 couturières, 2 blanchisseuses, 10 carriers, 2 tisserands, 1 vannier, 1 grainetier, 2 serruriers, 1 chaudronnier, 1 négociant... mais aussi des employés de l'industrie du bâtiment (dont des maîtres d'oeuvre) et des maîtres de l'industrie de l'habillement.

Carrières reste une commune relativement petite qui connu entre 1851 et 1891 une époque difficile : la guerre Franco-Allemande.

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