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De la révolution française au XIXe siècle

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Carrières au travers des âges
De la révolution au XIXe siècle
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La misère du peuple

A la fin du XVIIIème siècle, la paroisse et seigneurie de Carrières-Saint-Denis, font partie du gouvernement de l'Ile-de-France : 438 paroisses sont comprises dans ce gouvernement.

A cette époque Louis XVI est roi de France (1774 - 1792). Il monte sur le trône quand les finances royales sont déjà dans une situation difficile.

La participation de la France à la guerre d'in dépendance américaine, redonne du prestige à la monarchie mais aggrave encore l'état des finances.

A la fin du règne de Louis XVI, la situation financière est déplorable. Le corollaire à cette situation est bien entendu la misère du peuple et la maladie : la peste fait son apparition.

Deux fléaux qui ont démarré dès le règne de Louis XV (1715 - 1774). En effet, en 1724, Carrières fut attaqué par cette terrible maladie. Les registres paroissiaux de Houilles signalent que le 13 juin 1724 : « le village de Carrières-Saint-Denis, étant attaqué d'une maladie extraordinaire qui enlevait trois à quatre habitants par jour (...) ».

Et en 1774, dès le début du règne de Louis XVI, les habitants de Carrières n'ont à manger que du « mauvais » pain, le pain d'orge. De plus, la condition des ouvriers dotés d'un emploi est laborieuse, car les prix des denrées ont augmenté et elle est tragique pour ceux qui n'ont pas d'ouvrage ; le chômage devient un véritable fléau. On estime à un peu plus d'un dixième de la population le nombre de français réduits à la mendicité et à 18% de la population totale pour Saint-Germain-En-Laye, chef lieu du district dont fait partie notre commune.

Dès lors, la préoccupation principale du « bas-peuple », selon l'expression de l'époque, est le pain. Celui-ci est la denrée élémentaire représentant 50 % de l'alimentation des classes laborieuses et pauvres. Ainsi, la moindre rumeur d'une susceptible augmentation du cours des céréales entraîne une agitation au sein de la population. Pour le peuple, tout accroissement du cours des céréales est synonyme de disette voir de famine.

Or, dès 1775, le prix du blé augmente provoquant des émeutes dans plusieurs régions de France. Tout ce qui peut contenir des céréales ou de la farine est pillé. Le peuple misérable, armé marche sur Paris et Versailles. Mais dès le début du mois de mai, à Paris, Turgot, contrôleur général des finances jusqu'en 1776, réprime sévèrement ces insurrections spontanées. Cet épisode plus connu sous le nom de guerre des farines, est un prélude à la 'grande Révolution'.

Sous le règne de Louis XVI toutes les circonstances concourent à la révolte du peuple : misère, disette et famine, impôts et privilèges seigneuriaux. En 1788, les habitants de Carrières ont envoyé une supplique au Roi pour se plaindre des ravages causés dans leurs cultures et principalement dans les vignes par des chasses royales et par les armées. En ces temps de misère, les ravages des récoltes provoquent facilement la colère des villageois.

Les trois contrôleurs généraux qui se succéderont sous le règne de Louis XVI, Calonne, Léonie de Brienne et Necker, essaieront de combler la dette de l'Etat, mais en vain. Le roi se voit dans l'obligation de convoquer les 'Etats-Généraux' (mai 1789).

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