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La Zone de (futurs) Grands Equipements

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La Zone de Grands Equipements :
L'A14 au sud, le terrain de la Marine Nationale
au Nord-Est

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La ZGE : Zone de (futurs) Grands Équipements

La ZGE de Carrières-sur-Seine a été évoquée à plusieurs reprises dans la presse, ces derniers temps, notamment avec notre candidature pour l’implantation du centre d’entraînement du PSG. Mais en quoi consiste cette zone de grands équipements ? Arnaud de Bourrousse, Maire de Carrières-sur-Seine, nous répond.

Comment se fait-il que, depuis plus de vingt ans, ces 25 hectares n’aient pu trouver aucune affectation ?
Arnaud de Bourrousse : L’État avait délégué à un aménageur public (l’AFTRP) le droit de préemption sur cette zone, avant de le confier en 2005 à la Communauté de Communes de la Boucle de la Seine (CCBS). Historiquement, il n’y a eu qu’un projet, celui du SIEP, l’ancêtre de la CCBS, d’extension de l’université de Nanterre, à la fin des années 1990. Et puis plus rien ! Réglementairement, cette zone doit être affectée à des grands équipements publics et intercommunaux, approuvés par les sept communes de la CCBS. Or, il n’y a pas eu d’impulsion intercommunale pour y implanter quoi que ce soit. En imposant la réalisation d’une piscine dans un quartier inadapté, la ville de Houilles a anéanti la possibilité de développer des projets intercommunaux dans cette zone, pourtant idéalement située. Prenant acte de cet état de fait, nous avons présenté la candidature du site pour accueillir les infrastructures tennistiques de Roland Garros en 2010, le stade de la Fédération française de Rugby en 2011 et le centre d’entraînement du PSG en 2012.

Quels sont les enjeux autour de ces terrains ?
A.d.B. : Si la CCBS se montre incapable de proposer un projet cohérent, l’État pourrait lui retirer le droit de préemption délégué en 2005 et le rendre à un aménageur public, en lui donnant mission de construire massivement pour participer à la résorption du déficit de logements en Île-de-France.
Je remarque avec satisfaction aujourd’hui, chez de nombreux élus de la Boucle de la Seine, la prise en compte du grave danger que représente la présence dans nos villes de terrains inoccupés, sans affectation ni projet. En effet, l’action intrusive de l’Etat dans l’aménagement de nos villes est à juste titre redouté, comme en atteste le retrait du droit de préemption au Vésinet ou la contestation récente du PLU de Montesson.

Qu’en est-il de la candidature pour l’implantation du centre d’entraînement du Paris Saint-Germain ?
A.d.B. : C’est un projet qui est soutenu par l’intercommunalité. L’un de ses atouts, par rapport aux autres candidatures, c’est que la CCBS possède la maîtrise foncière du terrain. Autre atout de notre dossier : la proximité de Paris et l’ouverture possible d’un échangeur sur l’A14.

Vous avez toujours manifesté votre opposition au principe de cet échangeur.Pourquoi ce changement ?
A.d.B. : L’Etat a refusé que « le caractère irréversible de la non réalisation de l’échangeur » soit inscrit dans le Schéma de Cohérence Territoriale, le SCOT de la CCBS (1), qui doit être adopté en 2013. Il est désormais parfaitement clair que l’État souhaite la réalisation d’un échangeur dans la boucle de la Seine, au même titre que plusieurs maires de la CCBS. L’État l’a d’ailleurs prouvé en imposant ses vues lors d’une étude réalisée fin 2011, dont les projections font apparaître un échangeur dans la plaine de Montesson, contre la volonté des élus de la CCBS, qui avait pourtant cofinancé l’étude. Notre devoir d’élus est donc de proposer des solutions d’aménagement de cette ZGE incluant l’échangeur.

Et si le PSG ne vient pas ?
A.d.B. : Face à l’étroitesse des possibilités actuelles, contraintes par l’affectation des sols déterminée par cette ZGE et l’inexistence de projets intercommunaux, nous avons demandé et obtenu que, dans le cadre du futur SCOT, la vocation de cette zone soit étendue à des activités économiques, commerciales et de loisirs. Cela nous permettra d’élargir les possibilités d’aménagement et de proposer rapidement un nouveau projet, si la candidature de Carrières n’est pas retenue. Nous demeurons très attachés à conserver une harmonie dans notre ville, entre logements, équipements publics, espaces verts et maraîchers, infrastructures sportives, et activités économiques tertiaires.

Propos recueillis par Thierry Wagner, parus dans le Carrières Magazine n°63.

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